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Photolangage® pour l'animation et la communication de groupe

Photolangage® est un outil d’animation et de communication, basé sur un usage original de la photographie, visant à favoriser la réflexion et les échanges dans un groupe.

Deux points-clés:
       * une méthode de travail de groupe
       * et un choix significatif de photographies

Méthode de travail de groupe

*Une visée de conscientisation
* Un cadre spécifique
* Une approche centrée sur l’expérience
* Pourquoi choisir la méthode Photolangage ? 
* Comment fait-on concrètement ?
* Quels résultats peut-on attendre ?

Une visée de conscientisation

La méthode Photolangage® met en œuvre un travail de conscientisation. Ce qui caractérise son approche, c’est l’importance qu’il donne à l’autonomie et à la liberté personnelle ; à partir d’une prise de conscience, d’une conscientisation qui résulte du travail pédagogique, peut se développer une pratique transformatrice de la réalité quotidienne.

Ce processus de « conscientisation » s’enracine dans une pratique concrète et critique de la réalité, avec le passage à des niveaux de conscience qualitativement différents pour ceux qui se conscientisent en vue d’une transformation de leur réalité.

La conscientisation apparaît ainsi comme un chemin pour prendre en main sa propre destinée, pour une libération progressive des idéologies dominantes, pour développer sa propre présence au monde. Cette « phase d’émergence »10 qu’est la « conscientisation et l’approfondissement de la prise de conscience » s’inscrit au cœur de la méthode Photolangage®.

Un cadre spécifique

Différents objectifs et différentes tâches spécifiques permettent de voir comment l’outil Photolangage® peut être utilisé dans différents types de groupe ou dans des situations d’entretien individuel. La description de ces activités met en évidence l’importance de la connaissance des phénomènes de prise de conscience et de changement personnel, et des processus de l’entretien individuel et du fonctionnement des groupes, et l’exigence pour le ou les animateur(s)-intervenant(s) de bien s’assurer de l’accord de chacun pour participer à un tel travail.

Une approche centrée sur l’expérience

Ce dossier part de l’hypothèse qu’un travail organisé de réflexion et de discussion en groupe sur leurs prises de risques et expériences est indispensable pour permettre aux jeunes de se construire des repères et de faire des choix éclairés. C’est pourquoi aussi il est apparu utile d’engager la démarche bienveillante qu’est l’approche expérientielle, donnant toute sa place à l’écoute, favorisant l’étayage de la construction identitaire des adolescents, leur prise de recul et l’apprentissage nécessaire au travail de symbolisation requis pour comprendre leurs expériences.

Pourquoi choisir la méthode Photolangage® ?

Pour organiser un travail en groupe. Pour mieux apprivoiser leurs prises de risques, comprendre les conduites addictives et développer leurs capacités d’analyse et de réflexion, les adolescents et les jeunes ont besoin de mettre en mots pour les autres leurs propres expériences, ils ont besoin d‘être écoutés et d’apprendre à écouter les autres. Le dispositif Photolangage®, en demandant à chacun de s’exprimer à partir d’un choix personnel de photographies, dans le cadre d’une tâche spécifique, va faciliter la prise de parole par chacun et instaurer une qualité d’écoute.

Pour travailler sur les représentations avec des photographies. Chacun a déjà un ensemble de représentations de ce que sont les prises de risques, les consommations de produits psychoactifs et les conduites addictives. Ces représentations d’origines diverses sont souvent stigmatisantes ou incapacitantes. Les adolescents et les jeunes sont invités ici à redécouvrir leurs expériences en partant de leur vécu, afin de se situer et de penser la dynamique plaisir/déplaisir qui y est à l’œuvre, et de donner un sens à ce qu’ils vivent. Le choix de photographies proposé va leur permettre de solliciter plus facilement leurs expériences et les images qui les habitent, tout en découvrant la grande diversité d’interprétations possibles des différentes situations à partir des choix photographiques des autres membres du groupe et en ayant la possibilité de construire ainsi de nouvelles représentations.

Comment fait-on concrètement ? 

Rôle de l’animateur. L’animateur-intervenant joue un rôle-clé dans l’organisation du cadre et le déroulement de la séance, nécessitant pour lui un temps de préparation préalable. Son rôle principal consiste à mettre en place le cadre, matériel, thématique et déontologique, en transmettant au groupe l’ensemble des consignes concernant le déroulement de la séance. Il présente l’objectif choisi de façon à motiver le groupe et lui donner envie d’explorer le champ proposé. Puis il énonce la ou les tâches que chaque participant devra accomplir. Il intervient au cours de la séance pour donner la parole, rappeler le temps, la consigne, ou l’objectif, selon les besoins du groupe. Il peut, si nécessaire, rappeler le cadre dont il demeure garant tout au long de la séance. Il veille à ce que se mettent en place une écoute vigilante, un respect de la parole de chacun et des échanges permettant d’approfondir les différents propos. Il participe à la tâche du groupe par la présentation de son choix personnel de photographies.

Conditions matérielles. La séance doit se dérouler dans une pièce, à l’écart du bruit ou fermée, suffisamment grande et adaptée pour le travail d’échanges en groupe. L’intervenant doit disposer du jeu des photographies et éventuellement d’un tableau pour inscrire la ou les tâches. La durée est d’environ deux heures pour 10 à 15 participants.

Déroulement du travail et consignes. La séance comporte trois temps. Il y a d’abord la présentation de la méthode de façon à permettre à chacun de comprendre le déroulement et d’intégrer les objectifs. C’est ensuite un travail personnel de choix individuel de photographies, travail qui suppose compréhension de la tâche demandée, concentration, et possibilité d’interagir librement avec les photographies sans être gêné par des commentaires des autres participants. Le troisième temps est le travail en grand groupe au cours duquel chacun est invité à présenter son choix et à fournir au groupe les informations qu’il estime nécessaires pour se faire comprendre. La présentation des consignes au groupe est très importante et celles devant être transmises sont bien identifiées dans le livret, afin de faciliter le travail de l’intervenant.

 

Un choix significatif de photographies

Les photographies sont choisies pour leur capacité à faire voir et à faire penser. Photolangage® une méthode d’incitation à la prise de conscience et à l’expression avec des photographies choisies pour leur forte puissance suggestive, leur valeur symbolique et leur capacité à faire penser.

 

Pour aller plus loin:

L’approche interactive et socioculturelle de la communication qui y est développée met au cœur d’un dispositif non le sujet individu, mais le sujet en interaction avec un conseiller ou avec d’autres sujets. Les photographies sont choisies pour leur capacité à faire voir et à faire penser.

C’est une méthode d’incitation à la prise de conscience et à l’expression avec des photographies choisies pour leur forte puissance suggestive, leur valeur symbolique et leur capacité à faire penser.

Un outil intégré dans des démarches qualitatives

Pratiquée avec des publics jeunes et très vite adoptée en formation d’adultes pour la facilitation de communication qu’elle permet, cette méthode s’enracine dans un ensemble de perspectives psychologiques et psychosociologiques qui ont pénétré progressivement les champs de l’éducation, de la formation, de l’animation, de l’entretien et de la thérapie.

Ce qui est demandé à chacun, que ce soit dans un travail de groupe ou dans un entretien individuel, c’est, à partir d’un objectif proposé et d’une tâche précise, de faire un choix personnel d’une ou plusieurs photographies (selon les cas) pour exprimer visuellement et partager verbalement (en commentant la photographie) une position personnelle, une expérience vécue, des images intérieures, un point de vue spécifique.

En bref, il importe

1) que les participants soient informés des objectifs d’ensemble de la rencontre et de l’usage des informations qui circuleront dans le groupe ;

2) qu’un objectif éducatif soit proposé et effectivement intégré par le groupe ;

3) que l’animateur-intervenant soit réellement disponible pour écouter, piloter les échanges et donner le ton de l’écoute dans le groupe ;

4) que l’animateur-intervenant soit positif et accueillant pour chacun, évitant de porter des jugements sur ce qui se dit, de réduire la parole de quelqu’un en la ramenant à celle d’un autre participant, ce qui pourrait provoquer de légitimes réactions de défense chez les participants et rendrait stériles les échanges ;

5) que les photographies proposées suscitent la pensée et la réflexion, et soient médiatrices des échanges qui ont lieu dans le groupe.

En favorisant l’émergence des représentations, l’explicitation des expériences personnelles par la prise de parole, et l’approfondissement du thème au cours d’un travail de groupe, cet outil facilite la prise de conscience de chacun et rend possible la compréhension de ses propres expériences ainsi que la construction par chacun de repères indispensables pour atteindre un équilibre de satisfaction et de développement personnel.

Quels résultats peut-on attendre ?

Selon le contexte d’utilisation – une séance ou plusieurs – et selon la composition et le fonctionnement du groupe, plusieurs résultats très positifs peuvent être obtenus quant à la compréhension et à la gestion des expériences de prises de risques, de consommation de produits et de conduites addictives, dont

  • un apprentissage social de la prise de parole et de l’écoute ;
  • une expérience positive de non-jugement, les participants faisant l’expérience de se sentir acceptés et compris par les autres ;
  • une meilleure connaissance et compréhension d’eux-mêmes et de leurs ressentis ;
  • un renforcement éventuel de leur volonté de changer ;
  • une initiation au fonctionnement d’un groupe ;
  • une prise de conscience de leurs représentations, de celles des autres et du fait que celles-ci constituent des filtres dans leurs interactions avec le monde et les autres
  • une découverte de la capacité de certaines photographies et de représentations symboliques à solliciter fortement l’activité de penser.

Points-clés

Synthèse du dernier ouvrage, publié en 2014, sur la méthode Photolangage®: Communiquer en groupe avec des photographies. Présentation de la méthode.

Extraits de l’ouvrage, publié en 1991 et épuisé, Photolangage® Une méthode pour communiquer en groupe par la photo

PhotoMethods, Version anglaise du dossier Photo-méthodes, publié en 1978, épuisé
Traduction : C. Bélisle

Un outil intégré dans des démarches qualitatives

Pratiquée avec des publics jeunes et très vite adoptée en formation d’adultes pour la facilitation de communication qu’elle permet, cette méthode s’enracine dans un ensemble de perspectives psychologiques et psychosociologiques qui ont pénétré progressivement les champs de l’éducation, de la formation, de l’animation, de l’entretien et de la thérapie.

L’approche interactive et socioculturelle de la communication qui y est développée met au cœur d’un dispositif non le sujet individu, mais le sujet en interaction avec  d’autres sujets.

Un cadrage précis facilitant les échanges

Ce qui est demandé à chacun, que ce soit dans un travail de groupe ou dans un entretien individuel, c’est, à partir d’un objectif proposé et d’une tâche précise, de faire un choix personnel d’une ou plusieurs photographies (selon les cas) pour exprimer visuellement et partager verbalement (en commentant la photographie) une position personnelle, une expérience vécue, des images intérieures, un point de vue spécifique.

Une visée de conscientisation

La méthode Photolangage® met en œuvre un travail de conscientisation. Ce qui caractérise son approche, c’est l’importance qu’il donne à l’autonomie et à la liberté personnelle ; à partir d’une prise de conscience, d’une conscientisation qui résulte des échanges, peut se développer une pratique transformatrice de la réalité quotidienne.

Ce processus de « conscientisation » s’enracine dans une pratique concrète et critique de la réalité, avec le passage à des niveaux de conscience qualitativement différents pour ceux qui se conscientisent en vue d’une transformation de leur réalité. [1]

La conscientisation apparaît ainsi comme un chemin pour prendre en main sa propre destinée, pour une libération progressive des idéologies dominantes, pour développer sa propre présence au monde. Cette « phase d’émergence »10 qu’est la « conscientisation et l’approfondissement de la prise de conscience » s’inscrit au cœur de la méthode Photolangage®.

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[1] Voir Paolo Freire, Pédagogie de l’autonomie. Savoirs nécessaires à la pratique éducative, Traduit et commenté par Jean-Claude Régnier, Éditions ERES, Ramonville, 2013 (1eédition en 2006).

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